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Historique de la maison Joseph Thibaudeau


Note du Rédacteur

M. Lucien Galipeault a obtenu la permission de la Municipalité de Piedmont de vous présenter cet historique de la maison Thibaudeau. Ce texte l'avait bien intéressé, tout comme ce fut Je cas pour Je comité de lecture des Cahiers. Nous remercions la Municipalité et M. Galipeault. Cet article complète les travaux de notre collaborateur très apprécié, M. Jean-François Corbeil.


L'auteur s'excuse de n'avoir pu aller consulter les sources premières pour dresser l'historique du bâtiment. Néanmoins, une entrevue avec le propriétaire actuel, la consultation de quelques documents d'archives et la lecture de sources secondes ont fourni suffisamment d'éléments pour poser les jalons de cet historique.



Identification de la propriété


Le site sur lequel s'élèvent la maison Thibaudeau et ses dépendances occupe une partie du lot 35 du cadastre de la paroisse de Saint-Sauveur. Au cadastre de 1886, le lot 35 s'étend en profondeur à partir de la rivière du Nord jusqu'au chemin principal; sa limite sud rectiligne est mitoyenne au lot 41, alors qu'au nord, le parcours sinueux de la rivière et du chemin en marque la borne. Avant l'établissement du cadastre, celui-ci faisait partie de la côte nord-ouest de la rivière du Nord comprise dans l'augmentation de la seigneurie des Mille-Îles.


Une concession de la côte nord-ouest de la rivière du Nord


Lorsqu'en 1844, on procède à un premier arpentage de l'augmentation de la seigneurie des Mille-Îles, on établit dix nouvelles concessions en bordure de la rivière du Nord; selon l'auteur Jean-François Corbeil (voir bibliographie), il s'agit du territoire correspondant aux ·futurs lots cadastraux 31 à 61. Par voie de déduction, on peut émettre l'hypothèse que la concession originale avait la même largeur que le futur lot 35 mais qu'en profondeur, elle s'étirait bien au-delà du chemin principal pour atteindre les limites sud-est de la côte Saint-Lambert (approximativement vis-à-vis l'église actuelle).


Toujours selon le même auteur, ces dix nouvelles concessions trouvent preneurs avant janvier 1845. Mais dès 1855, le rôle d'évaluation de la paroisse fait état de 19 propriétaires dans le «village» de Piedmont. C'est donc dire qu'à cette date, la concession initiale est déjà fractionnée et que la propriété immobilière ayant pour bâtiment principal la maison Thibaudeau se résume probablement au ·futur lot cadastral 35.


Le magasin général de William Scott (1844 ? - 1859)


Selon le propriétaire actuel de la maison Thibaudeau, le premier censitaire du lot aurait été William Scott. Bien que le temps n'ai pas permis de vérifier cette information dans les sources premières, le rôle d'évaluation de 1855 confirme que William Scott était alors propriétaire de deux lots au village de Piedmont. Compte tenu de l'importance du personnage (dont on parlera aux paragraphes suivants), des dimensions et de la position stratégique du terrain ainsi que de la suite de l'histoire, il est fort plausible que William Scott ait été en effet le premier propriétaire du plus important lot du village de Piedmont.


William Scott aurait donc acquis la concession entre 1844 et 1855 pour y construire illico le bâtiment actuel. L'hypothèse que la maison Thibaudeau ait été d'abord un poste de traite construit par la compagnie de la Baie d'Hudson ne trouve écho dans aucune des sources d'époque, lesquelles n'auraient pas manqué, le cas échéant, d'en faire mention. L'architecture même du bâtiment est par ailleurs typique de la maison québécoise du milieu du XIXe siècle.


Selon l'auteur Jean-François Corbeil, William Scott était colonel, marchand et juge de paix à Saint-Jérôme. De par l'album-souvenir de la paroisse de Saint-Sauveur, on le sait également propriétaire d'un magasin général dès les débuts du «village» de Piedmont. Enfin, le 6 août 1855, il devient le premier maire de la municipalité de la paroisse de Saint-Sauveur.

Vraisemblablement, la maison Thibaudeau fut donc construite vers 1850 pour faire fonction de magasin général et d'habitation; ses dimensions imposantes et sa double entrée trouvent ainsi leur explication. Son mode de construction, qui révèle une des années de la décennie de 1850, s'inscrit dans la tradition déjà établie de la charpente en pièce sur pièce; cependant, le mode d'assemblage à tenon en coulisse est plus rare. Également typiques de l'époque, la forme et la pente du toit qui étaient fort probablement ceux qu'on voit aujourd'hui.


Quand aux autres composantes architecturales (nombre, emplacement et types d'ouvertures, matériaux de revêtement des murs et de la toiture, éléments décoratifs), il est fort difficile de se prononcer sans une mise à nu de la charpente et en l'absence d'une documentation archivistique. Contentons-nous pour l'heure de signaler certains éléments dont on a l'assurance qu'ils ont été modifiés : absence à l'origine de la seconde lucarne en façade (à gauche) et de la lucarne en vis-à-vis à l'arrière, absence de l'appentis à l'arrière, forme particulière de l'entrée de droite telle qu'on peut la voir sur des photographies du début du vingtième siècle.


Le magasin général de Basile Cloutier (1859 - 1890 ?)


Toujours selon l'actuel propriétaire, la propriété est cédée en 1859 à Basile Cloutier. Ce renseignement est corroboré partiellement par trois documents. Les procès­ verbaux de la municipalité relatent que cette année-là, le Conseil municipal accorde à Basile Cloutier, de Piedmont, sa première licence pour la vente de boissons fortes. En seconde preuve, l'album-souvenir de la paroisse de Saint-Sauveur mentionne son nom à titre d'un des premiers marchands généraux de Piedmont. Enfin, le cadastre de 1886 l'établit officiellement comme propriétaire du lot 35; à remarquer toutefois qu'il est alors également propriétaire des lots 32 et 48, mais on imagine mal son commerce logeant ailleurs que dans la maison Thibaudeau en raison de la position stratégique de ce bâtiment au carrefour des deux chemins. En contre partie, le cadastre de la seigneurie des Mille-Îles dressé en 1863 ne comporte pas le nom de Basile Cloutier; on y retrouve toutefois un Félix Cloutier qui est propriétaire d'un lot au village de Piedmont. Peut-être s'agit-il du père de Basile Cloutier; l'immeuble a pu être d'abord la propriété du premier avant d'être cédé avant 1886 au second.

Bien que cela reste à confirmer, la maison Thibaudeau aurait donc encore servi pendant une vingtaine d'années de magasin général; elle aurait également été le deuxième établissement de Piedmont à posséder un permis de boisson, et ce, dès 1859.


La résidence d'Adélard Forget (1890? - novembre 1918)


Lorsqu'en 1897, on établit la répartition pour la construction de la nouvelle église, Adélard Forget, père et 'fils, sont alors propriétaire du lot 35. Celui-ci aurait donc été acquis entre 1888 et 1897 par Adélard Forget, père, qui toujours avant 1897, en aurait cédé une partie à son fils. Les rôles de perception consultés en survol nous indiquent qu'Adélard Forget, père, demeure propriétaire de la partie du lot où s'élève la maison jusqu'en novembre 1918; son fils est alors propriétaire du reste de la terre ainsi que des lots 32 et 34, qu'il vendra en 1919 à Rodolphe Forget.


D'Adélard Forget, on connaît peu de chose et encore est-il difficile de distinguer le père et le fils. Ainsi, sait-on qu'Adélard Forget fut couronné lors du concours agricole de 1895 mais il est impossible de préciser s'il s'agit du père ou du fils. Cependant, l'année suivante, c'est bien le père qui est nommé pour la surveillance de la construction de l'église. Au procès-verbal, on l'identifie comme bourgeois et, fait à noter pour l'époque, Forget sait signer son nom. En novembre 1926, Adélard Forget devient le second maire de la municipalité de Piedmont. Compte tenu qu'il cesse abruptement d'occuper cette fonction à peine deux mois plus tard, on peut supposer qu'il s'agit du père qui aurait été forcé d'agir ainsi pour des raisons de santé.


Chose certaine, les deux Adélard Forget, tant le père que le fils, ne sont jamais identifiés comme marchands généraux. La maison Thibaudeau sert donc alors uniquement d'habitation à Adélard Forget, père, qu'on pourrait qualifier de notable issu de la classe agricole. C'est donc possible que sous son règne, aient été construites les premières dépendances sises sur le terrain. Celles-ci se composent de deux corps de bâtiments perpendiculaires fermant l'angle nord-est du terrain tel qu'on le connaît aujourd'hui; la section parallèle à la maison déborde alors au sud d'une quinzaine de pieds sur le lot mitoyen (lot 36). À ceux-ci s'ajoute le petit bâtiment toujours existant; ce dernier fait office de laiterie et est situé alors un peu à l'avant de son emplacement actuel.

C'est la physionomie des lieux avant que s'amorce l'ère du tourisme. La nature rudimentaire du chemin et l'enchevêtrement des dépendances sont typiques de l'époque. La maison Thibaudeau prend l'allure anonyme d'une maison de ferme à l'ombre de l'hôtel de campagne voisin. La galerie de la maison Thibodeau est alors dépourvue de poteaux et de garde-corps.


La conversion en maison de pension (1918 - 1925)


En novembre 1918, Félix Boisseau acquiert la maison Thibaudeau. Celui-ci est déjà propriétaire de trois autres lots dans le hameau de Piedmont (37, 44 et 45). Selon le propriétaire actuel de la maison, c'est à Boisseau que revient l'initiative d'avoir transformé la résidence en maison de pension. Fort de ses entrées dans le monde politique, il se serait d'abord assuré d'un permis de boisson. Puis, il construit l'appentis pour y installer la cuisine de la pension et aménage les chambres à l'étage. Le percement des lucarnes supplémentaires date probablement de cette époque, de même que l'ajout d'éléments décoratifs à la galerie.



Le «Hill Crest Inn» (1925 - 1940)


Boisseau cède l'immeuble vraisemblablement au début de l'année 1925 alors qu'il occupe les fonctions de premier maire de la municipalité de Piedmont (1923-1926). La maison de pension est alors acquise par Alvin Kempffer, agent de la gare de Piedmont. Bien au fait de la clientèle touristique et conformément à l'usage courant, Kempffer dote son établissement d'une appellation anglophone, le «Hill Crest Inn». Ayant déjà une occupation, il se met à la recherche d'un gérant de pension bilingue et d'une cuisinière; il trouve l'un et l'autre chez le jeune couple Thibaudeau qui, à l'été 1925, fait ses premières armes dans l'hôtellerie. L'actuel propriétaire est alors un bambin de sept ans.


Kempffer doit cependant se départir de son établissement quelques mois à peine après son acquisition; à cette époque, le Canadien Pacifique aurait émis le règlement d'interdire à tout employé d'être propriétaire d'un commerce sous peine d'être remercié. Le 15 juillet 1925, Albert Gagné, un ami d'Arthur Thibaudeau, se porte acquéreur de l'immeuble (bureau d'enregistrement de Sainte-Agathe, n° 87669, notaire Ulysse Hamel).

À la fin du même été, Arthur Thibaudeau acquiert la moitié du bien (b. e. Sainte-Agathe, n° 87942, 2 septembre 1925). Le 9 décembre 1927, fort de l'expérience des premiers trains de neige, il effectue une seconde transaction qui le rend unique propriétaire (b. e. Sainte-Agathe, n° 92900).


Bien que cette maison de pension ait été ouverte par Félix Boisseau, c'est le couple Thibaudeau qui lui fera vivre ses heures de gloire. Celle-ci présente en fait toutes les caractéristiques de l'établissement hôtelier typique implanté dans les régions du Québec entre les deux guerres : petite entreprise familiale, main-d'oeuvre se résumant aux membres de la famille, nombre limité de chambres, service de salle à manger, permis d'alcool, le tout se déroulant dans une ancienne résidence comptant parmi les plus vastes du village.


De son métier, Arthur Thibaudeau était conducteur de tramway à Montréal. Suite à un accident de travail, on lui suggère de s'installer à la campagne; c'est donc pour des raisons de santé qu'il s'installe à Piedmont. Lorsqu'il acquiert une première moitié du

«Hill Crest Inn», celui-ci a ·fière allure avec sa «galerie à poteaux», son enseigne et ses multiples panneaux-réclame de bière et liqueurs douces. Malgré le panonceau annonçant un «tea room», il y a fort à parier que le thé n'est pas la boisson la plus consommée dans la dite pièce...


Suite aux pressions des autorités ecclésiastiques, le gouvernement décide en 1926 de limiter le nombre de permis d'alcool à un seul par municipalité. Arthur Thibaudeau reçoit un avis à cet effet (lettre en possession de Joseph Thibaudeau). Étant alors le seul détenteur d'un permis à Piedmont, c'est en toute quiétude qu'il procède à l'acquisition complète de l'établissement l'année suivante. Cependant, vers 1930, Arthur Thibaudeau perd son permis au profit d'un autre citoyen de la même municipalité qui aurait bénéficié des appuis politiques alors indispensables à ce type de privilège; sous toute réserve, on peut supposer que cet autre citoyen était Félix Boisseau, devenu entre-temps propriétaire de l'établissement voisin «Piedmont Hôtel». Malgré plusieurs démarches, Thibaudeau n'obtint jamais gain de cause et dès lors, les panneaux-réclame de bière furent remplacés par des panneaux annonçant des cigarettes et une balance...


Nonobstant cette restriction légale, la maison de pension poursuit sa carrière. On y accueille une clientèle majoritairement anglophone arrivant de Montréal par train; le transport de la gare de Piedmont à l'hôtel s'effectue l'été par voiture à cheval, et l'hiver par camion transformé en autocar sans toit. On reçoit aussi régulièrement des clubs de motos attirés par les collines avoisinantes.


Selon l'actuel propriétaire, Arthur Thibaudeau n'aurait apporté aucune modification majeure au bâtiment et à ses dépendances. On remarque toutefois que dans les dernières années, la galerie se retrouve à nouveau dégarnie. L'intérieur aurait été laissé tel qu'au moment de l'achat, à l'exception de la pose d'un nouveau revêtement de bois franc sur les planchers du rez-de-chaussée et de l'étage.


Aidé de son épouse et, occasionnellement, de son füs Joseph, Arthur Thibaudeau continue à tenir pension jusqu'à son décès en 1940. Parallèlement, il assume la fonction de secrétaire-trésorier de la municipalité à compter de 1931; on peut d'ailleurs lire son nom sur la plaque apposée au parapet du pont de la gare.


La résidence d'été de la famille Thibaudeau (1940 - 1973)


Au décès d'Arthur Thibaudeau, survenu le 4 janvier 1940, la propriété revient pour moitié à son épouse (Marguerite Vautier) et pour moitié à ses enfants. Le 26 janvier 1942, par acte de renonciation des enfants, Marguerite Vautier devient l'unique propriétaire. Enfin, le 19 mai 1946, celle-ci vend l'immeuble à son 'fils, Joseph Thibaudeau, qui en est depuis le propriétaire.


Suite au décès d'Arthur Thibaudeau, la maison de pension cesse ses opérations. Toutefois son épouse continue à habiter la maison à titre de résidence d'été pendant quelques années et ce, même après la vente à son fils. À cet effet, celui-ci aménage un petit logement au rez-de-chaussée au début des années 50; ce logis sera subséquem­ment loué pendant quelques années à M. Aubin qui habite maintenant en face de la maison Thibaudeau. Toujours dans les années 50, on installe une fournaise à l'huile Coleman dans la section de droite, Joseph Thibaudeau recouvre de béton le plancher en bois de la cave et, 1970, il pose un revêtement de bois franc au plancher d'une chambre au rez-de-chaussée (la première à gauche).

L'extérieur reste pratiquement inchangé. Toutefois, en 1950, un autobus vient s'écraser sur la façade du bâtiment; on doit alors effectuer des réparations et c'est à cette occasion que la porte d'entrée de la section de droite est remplacée par une neuve de modèle standard. Peu après, le chemin principal est rehaussé de sorte que le plancher du rez-de-chaussée se retrouve sous le niveau de la route.


Dans les premières années, Joseph Thibaudeau procède à un réaménagement du terrain. Il démolit d'abord la grange sise sur la limite nord du terrain. Puis, il déplace la petite laiterie sur son emplacement actuel. Enfin, vers 1950, la grange-garage située sur la limite est du lot menaçant de s'écrouler, il procède à son démantèlement. Les matériaux récupérables sont utilisés pour la construction du bâtiment actuel qui, contrairement à son prédécesseur, respecte la ligne de division du lot voisin.


Les bâtiments n'étant pas les seuls éléments dignes d'intérêt sur le plan historique, présentons succinctement l'actuel propriétaire de la maison Thibaudeau. Arrivé à Piedmont en 1925 à l'âge de 7 ans, Joseph Thibaudeau fait ses études, comme il se doit, au Collège de Sainte-Agathe. De 1935 à 1946, il exerce plusieurs métiers dont celui d'homme d'entretien pour des familles anglophones montréalaises ayant leur résidence secondaire dans la région de Sainte-Agathe; à l'occasion, il prête main forte au fonction­ nement de la maison de pension familiale. La jeunesse de Joseph Thibaudeau est donc typique du cheminement que suivent alors plusieurs jeunes gens de la région; le développement du tourisme dans les années 20 et 30 y aura eu pour conséquence de retenir sur place les jeunes qui, autrement, auraient quitté pour la ville.


En 1946, l'incertitude des lendemains de la guerre et le désir de s'assurer un avenir plus stable incitent Joseph Thibaudeau à prendre un emploi à la compagnie de transport en commun de Montréal; il sera successivement conducteur de tramway, de trolleybus, d'autobus et, ·finalement, de métro. Entre-temps, il aura pris femme et fondé une famille.


De 1940 au décès de l'épouse de Joseph Thibaudeau, survenu en 1973, la maison Thibaudeau sert donc de résidence familiale secondaire. Le bâtiment fait l'objet pendant toutes ces années d'un entretien suivi.

Un bâtiment à la dérive (1973 - 1993)


Suite au décès de son épouse, Joseph Thibaudeau perd progressivement tout intérêt pour sa résidence secondaire. Maintenant à sa retraite et ayant des problèmes de santé, il ne se rend plus qu'occasionnellement à Piedmont. Bien qu'il continue d'assurer l'entretien du terrain, la maison en revanche est laissée à l'abandon. Probablement à cause du remblaiement du fossé latéral, la cave est depuis plusieurs années inondée en permanence. Vers 1980, un second véhicule vient s'écraser sur la façade; les traces de la collision y sont encore visibles. Quant à l'extérieur, le bâtiment porte les marques d'une détérioration importante qui ne saurait se poursuivre encore bien longtemps sans qu'il y ait «péril en la demeure».


En résumé, construite vers 1850, la maison Thibaudeau servit successivement de magasin général, de maison de ferme, de maison de pension familiale et de résidence secondaire. Ses quelque cent cinquante ans d'histoire sont ainsi à l'image de l'évolution qu'a connue la région des Laurentides.


LM-061-44

 
 
 

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