(clic sur chacun des
images pour l'album photos, si disponible)
1 - PIERRE GRIGNON la conférence du 16 janvier 2010
La SHGPH a l'Immense privilège de compter parmi ses membres, un descendant de la dynastie des Grignon . Fin conférencier d'expérience, avec une verve toute "grignonne", Pierre Grignon s'emploie à faire la lumière sur les figures importantes et souvent méconnues qui ont marqué l'histoire des "Cantons du Nord". A la première conférence de l'année, monsieur Grignon qui habite Ste-Adèle nous a présenté son oncle, le Dr Wilfrid Grignon et Auguste Norbert Morin, deux hommes à qui on doit d'immenses services.
Le docteur Wilfrid Grignon né en 1878 à St Jérôme fut médecin, chercheur, vétérinaire, agriculteur, éducateur, colonisateur, disciple du curé Labelle. On sait qu'il invitait par la voie des journaux les Montréalais à venir s'installer dans les Laurentides où "l'air est si pur!". (Henri Bourassa fut un des premiers à répondre à l'appel.) Chercheur invétéré, il a mis sur pied une ferme expérimentale pour le bétail et même patenté des médicaments pour humains et animaux! Conférencier agricole, il parcourait les villages pour donner des conseils qu'il a consignés dans son "Livre d'or" et qui fut distribué gratuitement dans toutes les fermes canadiennes-françaises par le gouvernement du Canada .Infatigable homme d'action, il a fait installer chez lui le premier central de téléphone, on lui doit le premier aqueduc.et ...les premiers permis d'alcool. C'est encore lui qui a invité les Rolland à s'installer sur la rivière du Nord et leur a facilité l'implantation d'une usine à papier qui a fait la gloire de la région.
Un autre grand homme à qui l'on doit beaucoup, Augustin Norbert Morin. On a donné son nom à Morin Heights et Ste Adèle doit son nom à sa femme, Adèle, mais que savons-nous de plus? Avocat de formation il fut député dans le comté de Terrebonne et même fut premier ministre « conjoint » du Canada-Uni de 1851 à 1855. Homme très cultivé, intellectuel de haut niveau, lieutenant de Papineau, il a connu la prison lors de la rébellion de 1837. Il est allé à Londres porter les 92 fameuses résolutions rédigées par Papineau qui exigeaient le respect des droits des Canadiens-français sous le régime anglais. Monsieur Morin était un homme polyvalent, aux multiples talents: comme juriste, il a réécrit le Code civil, comme universitaire il a fondé la faculté de Droit de l'Université Laval et comme écrivain, il a fondé "La Minerve", un quotidien de St-Jérôme.
Notre conférencier avait apporté avec lui des photos d'époque qu'il a fait circuler parmi les nombreux assistants pour leur plus grand plaisir. Très fièrement il nous annoncé que depuis novembre dernier, on a donné le nom de son parrain, Claude-Henri Grignon, à une salle du musée d’art contemporain de St Jérôme et que dans les prochains mois, un bronze sera installé à sa mémoire dans un parc de la même ville.
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2 - 20 février 2010 Louis Pelletier-- Le patrimoine bâti, particularité de chaque municipalité.
La conférence du 20 Février de Monsieur Louis Pelletier a remporté un vive succès auprès des personnes amoureuses et nostalgiques de notre patrimoine bâti.
Il nous a conté avec beaucoup de passion l’histoire de l’architecture québécoise et son évolution depuis 150 ans.
A l’appui d’un diaporama, il nous a fait découvrir plusieurs bâtiments sauvés et restaurés par ses soins, en respectant leur aspect d’antan, dans notre région et plus principalement à Sainte Agathe des Monts et comme la si bien exprimée Jeanne Maranda à la fin de l’exposé, nous ne regarderons plus jamais notres vieilles maisons avec le même regard.
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3 - 20 mars 2010 René Forget --
Les Filles du Roy, la réalité et le roman
Une trentaine de personnes ont assisté le Samedi 20 Mars 2010, à la conférence de Monsieur René Forget, qui nous a longuement parlé de ces quelques 800 demoiselles qui sont venues de France de 1663 à 1673 pour peupler la Nouvelle France et dont l’histoire est souvent méconnue.On les a appelé les filles du Roy car c’est à la demande de Louis XIV qu’elles ont été recrutées selon des critères très sévères. Contrairement à une certaine rumeur, ces dernières étaient de très bonne moralité, issues en grande partie d’orphelinats tenus par des religieuses, certaines issues de familles nobles dont leurs pères étaient morts sur les champs de batailles.
Elles venaient pour se marier et en 20 ans, ont fait passer la population québécoise de 3000 à 10 000 personnes.
Monsieur René Forget a suscité notre intérêt pour cette page d’histoire qu’il nous reste à mieux découvrir à travers les 5 tomes de sa série Eugénie, Fille du Roy, qu’il a déjà publié depuis 2006.
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4 - 25 mars 2010, Cabane à sucre Arthur Raymond à Piedmont
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5 - Lancement du bulletin sur Val David
A l'occasion de la sortie de notre bulletin du printemps 2010,
Jacqueline Dumas, rédactrice de "La Mémoire",a
présenté et lancé notre numéro 114 portant
sur la commune de Val David, dans les locaux de la bibliothèque
en présence de Mme le Maire, ainsi que de nombreux membres.
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6 - 17 avril 2010 Alanis Obomsawin --
Conférence de madame Alanis Obomsawin sur la crise d'Oka
Samedi le 17 avril dernier, madame Alanis Obomsawin est venue présenter à la SHGPH le dernier de ses films sur la crise d'Oka. La sujet a attiré un grand nombre de nos membres et leurs amis. La conférencière est bien connue du public québécois comme réalisatrice et productrice de plus d'une quarantaine de films avec l'ONF. Madame Obomsawin est une princesse de la tribu des Innus (Montagnais) et depuis toujours elle s'est donné comme mission de défendre la cause des siens sur le territoire canadien.
Le film qu'elle nous a présenté est le quatrième d'une série qu'elle a tournée sur la crise d'Oka et elle nous a avoué qu'avec cette dernière production: "Une pluie de pierres à " Whisky Trench". elle avait tout dit. Quel point final à un événement dont nous n'avons jamais su toute l'ampleur et tout le drame! Les images fortes, les témoignages des personnages qui ont subi l'outrage des Blancs, les forces policières, les ordres contradictoires venus des divers paliers gouvernementaux, elle ne nous a rien épargné! Le choc fut terrible. Nous avions honte d'être humains, surtout de faire partie de ces Blancs qui à cause de leur ignorance de l' histoire ont déployé une violence sans pareille à l'égard des habitants de la réserve de Kahnawake qui tentaient de sauver leur vie. Tout un pan de l'histoire qui avec les années a été occulté de concert avec la surnoiserie et l'hypocrisie de nos dirigerants qui ont rongé petit à petit le territoire des autochtones qui leur avait été donné par les Sulpiciens au début de la colonie, sous prétexte de moderniser les régions attenantes.
La crise d'Oka a démarré suite à la décision du maire de la petite ville de s'approprier un bout du cimétière d'Oka et de la pinède dans le but d'agandir un terrain de golf! Deux endroits sacrés dans la mémoire des Mohawks de la réserve de Kahnawake! Aucune médiation n'a été programmée, aucune entente entre les deux parties, la révolte s'est mise à gronder. Madame Obomsawin fut le témoin durant les 75 jours qu'ont duré les affrontements et ses images sont sidérantes. On a peine à croire les comportements des Blancs envers les habitants d'Oka qui fuyaient leurs maisons sous la menace des tanks qui attendaient le mot d'ordre pour démolir la réserve. Des images intolérables des fuyards, femmes, enfants et personnes âgées sous une grêle de roches qu'une centaine de jeunes lançaient sous l'oeil "tolérant" des policiers.
Un chapitre de cette crise a impliqué le pont Mercier fermé à la populations avoisinate et les démarches entreprises par la réserve pour ne pas mourir de faim suite au blocus du ravitaillement. Pénible! .
On comprend mieux le courage et la ténacité d'Alanis et son engagement qui la mène dans les écoles et divers groupes à travers le Canada afin de les sensibiliser à notre inconscience, à notre injustice. Vingt ans déjà, les cicatrices sont-elles refermées? Vingt ans et de dire madame Obomsawin, rien n'a été fait pour changer les choses. On signe des pactes qui ne veulent rien dire.
Nous tous, face à cette petite dame si calme mais si décidée, on se sent interpelés, sommes-nous si impuissants ? Il faut agir pour que cette violence ne se retrouve plus sur le territoire québécois.
Jeanne Maranda
avril 2010
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7 - 22 mai 2010 Souper de homards au Chalet Pauline Vanier, St-Sauveur