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'La Mémoire'
 


Cercle de lecture d'histoire






Cercle de lecture d'histoire SHGPH AVRIL 2010

LES INDIENS BLANCS D'AMÉRIQUE.

Ce beau livre est l'histoire des Indiens de toute l'Amérique du Nord. Il est surtout question des Blancs qui ont investi les tribus et les immenses dommages qu'ils y ont perpétrés en s'appropriant leurs territoires et en changeant leurs façons de vivre. Au début, on pense que 75 millions d'Indiens vivaient sur le sol d'Amérique. Ils vivaient en harmonie, égalité, chacun avait sa tâche . Le couple était l'unité de base de la société. Les Blancs ont apporté la maladie, l'alcool et ont vite décimé leur groupe. Ils n'avaient pas d'armes, mais connaissaient le cuivre pour leur ustensiles de cuisine , mais pas le fer.
Les Algonquins qui s'étaient liés avec les Américains ont anéanti les Hurons.

La fourrure a été le premier trafic des Indiens avec les Blancs, surtout le castor pour les chapeaux des Européens. Des luttes ont commencé entre les diverses compagnies intéressées par ce lucratif commerce. Les Anglais de la Cie de la Baie d'Hudson ont fusionné avec la Cie du Nord Ouest, (une centaine de postes). Montréal a été la plaque tournante pour le commerce de la fourrure avec l'Europe.

Les coureurs des bois qui s'ennuyaient sur les fermes partaient chasser avec les Indiens dont ils apprenaient la langue et les astuces pour chasser le gibier .
Des chapitres sur les trappeurs/coureurs et leurs habitudes de vie . En 1672 il y avait 300à 400 qui étaient illégaux, i.e. sans permis des autorités,
Biographies de plusieurs coureurs notoires qui avaient déserté de l'armée, truands, couchaient avec toutes les Indiennes. Les Jésuites les condamnaient mais les Iroquois les admiraient et les mangeaient afin de devenir braves et courageux comme eux.

Les trappeurs, Anglais, Français, et Hollandais. Ces derniers établirent des postes sur les côtes de la mer, sans avoir le goût d'aller vers l'intérieur des terres. Ils attendaient les marchandises au port et les expédiaient. Seuls les Français et les Anglais s'aventurèrent vers des lieux inconnus. C'est ainsi que l'Amérique était française vers la fin du XVIIe siècle jusqu'au Mississipi, les grands lacs, les Prairies. Napoléon vendit la Louisiane 15 millions $. En 1752, 1 500 Français et leurs esclaves travaillaient la terre. La preuve en est des noms français pour les municipalités, plus de 5000 plus ou moins françisés depuis. Leurs femmes, souvent des Indiennes, les suivaient avec les enfants qu'elles éduquaient. Elles étaient respectées et leurs avis avaient beaucoup d'importance au sein de la famille.
Plus tard, les trappeurs anglais, fils des premiers se regroupèrent en bourgades anglaises et se séparèrent des Français.

Les voyageurs étaient payés et avaient un contrat. Un d'eux JBte Charbonneau distribuait le courrier dans Winnipeg. Pour se déplacer tous utilisaient le canot d'écorce, plus ou moins grand selon l'usage. On en a connu qui accommodaient 12, 14, 16 hommes. C'est ainsi qu'ils s'aventuraient dans les terres en suivant les cours d'eau. Des expéditions jusqu'à la Baie d'Hudson et au Lac Supérieur. Les Inuits utilisaient le traineau à chiens, la traine sauvage tirée par les chiens.

Des détails sur l'expédition vers les Rocheuses de Lewis et Clark et la seule femme avec eux. Sacagawea était l'épouse du guide, Toussaint Charbonneau.

Un chapitre sur le cheval que les Indiens ne connaissaient pas. C'était au début, le « mustang » cheval sauvage qu'ils ont appris à monter, ce qui a permis de découvrir le coeur de l'Amérique.

Suivent des courts chapitres sur le troc qui au début consistait en échange de pacotilles, plus tard de la laine, des couvertures, des armes; sur les techniques du trappage, un autre sur les coutumes des Indiens du Sud, les Crows, leurs rencontres, ensuite une histoire de la fameuse charrette des découvreurs, appelée Charrette de la Rivière Rouge. On parle du bison, ( on en comptait 60 millions au XIX e siècle) qui était chassé par les Métis et les Indiens des Prairies et dont des milliers de peaux étaient vendus un peu partout en Amérique.

Un intéressant chapitre sur « le sang mêlé » les Métis, qui étaient fils des trappeurs qui avaient épousé des Blanches ou des Indiennes. Les Métis étaient une race à part, très fière, autonome, ils ne se mêlaient pas aux Blancs. Ils avaient des lois venus des Indiens et refusaient les valeurs européennes et canadiennes. Ils étaient guides, traducteurs, refusaient de planter du lin comme tout le monde. L'un d'eux , Gabriel Dumont, était grand chasseur de bisons. En 1866 il se révolta contre le gvt canadien qui voulait enlever les terres des Métis. La Police Montée a gagné l'insurrection, A la fin, ils devinrent sédentaires et ce fut le déclin des Métis.

COMMENT PEUT-ON ÊTRE AUTOCHTONE?
Jean-Paul Desbiens, Publié par le Secrétariat aux affaires autochtones, Gouvernement du Québec 1993


A la demande du Secrétariat aux affaires autochtones, Jean Paul Desbiens a été associé à la démarche visant à l'élaboration de la politique québécoise en matière autochtone. Dans cette publication., il pose un regard neuf sur la question autochtone et nous présente ses réflexions. Avec sa plume caractéristiques, celui qui s'est fait connaître sous le pseudonyme de « Frère Untel », aborde des sujets intéressants et actuels comme le choc de la modernité, l'autonomie gouvernementale, le territoire et nous fait prendre conscience de l'importance du dialogue entre les Autochtones et les autres Québécois.

LE SILENCE DES MESSIEURS
OKA, TERRE INDIENNE
Gilles Boileau édition du Méridien 1991 Au 27

Venus du Sault-au-Récollet sur les rives du lac des Deux-Montagnes avec les Messieurs de Saint-Sulpice en 1721, les ancêtres des Mohawks de Kanesatake retrouvaient là une terre occupée auparavant par de nombreux groupes d'Iroquois. Mais après avoir obtenu leur seigneurie dans un but d'évangélisation, les Messieurs de Saint-Sulpice réussirent à se soustraire à la plupart des conditions qui leur avaient été imposées et s'employèrent à aménager et à gérer le territoire dans leur plus grand intérêt, négligeant ceux des indiens dont ils devaient être les protecteurs et les fiduciaires.

Que ce soit au Sault-au-Récollet ou à la mission du Lac, les Messieurs se servaient des Indiens pour faire défricher les terres qu'ils vendaient ensuite à des Blancs. L'analyse des documents d'archives prouve que les Indiens d'Oka et de Kanesatake ont été les victimes involontaires de conditions de vie imposées par les seigneurs leur interdisant tout épanouissement social et économique. Soumis au bon plaisir des Messieurs et cantonnés sur des parcelles minuscules, dont ils n'avaient que la jouissance précaire, alors que les colons blancs étaient favorisés, les Mohawks furent incapables de subvenir aux besoins de leur famille.

Cette recherche nous révèle les vraies raisons des actions des seigneurs durant deux siècles et nous fait mesurer l'ampleur de cette séculaire incompréhension résultant du choc de deux cultures. Enfin ce livre établit, à l'aide de documents historiques authentiques mais peu connus, les raisons qu'ont les Mohwaks de Kanesataque de revendiquer certains droits sur les terres de l'ancienne seigneurie du Lac-des-Deux-Montagnes octroyée aux Sulpiciens sous ce qui semble de plus en plus avoir été de faux prétextes.